Le Massif des Cévennes et son Parc National dans les montagnes du Sud de la France, entre Auvergne et Languedoc, sur les départements de la Lozère, de l'Ardèche, du Gard et de l'Aveyron. Randonnées, Histoire de France, Gîtes d'étapes et de séjours, Chambres et tables d'hôtes.

Les Cévennes et son Parc National
Créé par
décret du 2 septembre 1970. Zone centrale: 91 279 hectares, 52 communes (Lozère
et Gard), Population permanente: près de 600 âmes. Zone périphérique: 229 726
hectares. 117 communes (Lozère, Gard et Ardèche) et 41 000 habitants. Budget du
parc en 1998: 31,8 millions de francs. 66 salariés permanents, une douzaine de
non-titulaires, une vingtaine de saisonniers.
Jumelé depuis 1984 avec le parc national du Saguenay au Québec. Il est entré en 1985 dans le réseau international de réserves de la biosphère, lancé par l'Unesco. La réserve des Cévennes est jumelée avec celle de Montseny en Catalogne.
Parc de moyenne montagne: le Mont
Lozère culmine à 1 699 mètres. Trois influences climatiques (océanique,
méditerranéenne et continentale); diversité géologique (calcaire, granite et
schiste). Plus de 1 600 espèces végétales: 35 espèces protégées et 21 espèces
uniques au monde. La forêt a colonisé 58 000 hectares en zone centrale. 89
espèces de mammifères, 208 d'oiseaux, 35 de reptiles et batraciens, et 24 de
poissons. Le parc national a réintroduit le cerf, le chevreuil, le castor, les
vautours fauve et moine et le grand tétras.
Des paysages ras, sur
lesquels s'abat un hiver presque aussi rude qu'au cercle arctique, parcourus de
ruisseaux qui se rejoignent dans les vallées. Les eaux du Tarn s'écoulent ainsi
paisiblement au milieu des pâturages et des tourbières. Jusqu'à 1 300 mètres
d'altitude, des troupeaux de bovins, de la race Aubrac de plus en plus
fréquemment, broutent à proximité de hameaux et de fermes traditionnelles
maintenues en activité.
La pauvreté ou la richesse des pâturages a toujours dépendu sur le Mont Lozère de la gestion de l'eau. L'irrigation a joué là un rôle considérable. On peut encore trouver trace des béais - des canaux - longs de plusieurs kilomètres qui permettaient de conduire l'eau jusqu'aux maisons, d'irriguer les prés et de faire tourner les moulins.
Un autre signe particulier
du Mt Lozère tient à la présence
des tourbières. On en a dénombré près de mille, dont certaines couvrent
plusieurs dizaines d'hectares (tourbière des Sagnes). Ces "mares" acides
héritières de l'époque glaciaire permettent à des mousses, des laiches ou au
droséra, une plante carnivore, de se développer. Les grenouilles et des oiseaux
migrateurs comme les chevaliers et les vanneaux apprécient également les
tourbières qui, en absorbant de grands volumes d'eau pour la restituer assez
progressivement, régulent, à leur niveau aussi, son cycle.
Le versant nord de la montagne du Bougés ne diffère guère dans sa configuration du Mont Lozère. Son versant sud en revanche prend des accents plus méridionaux avec des hameaux de schiste et des châtaigneraies.
Dans ces contrées, l'évolution de la végétation reflète pour
une grande part l'histoire du pastoralisme et, inversement, de la présence de la
forêt. Ainsi, les forêts de hêtres et de sapins qui peuplaient le Mt Lozère à
l'époque gallo-romaine ont été détruites progressivement par les troupeaux. Mais
depuis le début du XXe siècle, la lande, les pins et les bouleaux
commencent à reconquérir les pâturages délaissés. l'ONF favorise aussi
l'implantation de hêtres et de sapins. Les sangliers, cerfs et chevreuils ont
colonisé ces forêts. Et sur le versant nord du Bougés, le parc national a réintroduit le grand tétras, disparu depuis deux
siècles.
Pour mieux faire connaissance avec cette région, le parc national des Cévennes offre aux visiteurs la possibilité de faire une première étape à l'écomusée du Mont Lozère, dont le point central est situé au Pont-de-Montvert.
Randonnées
dans les Cévennes
Les Cévennes offrent un choix royal aux marcheurs. Plus de 2000 kilomètres de
sentiers balisés et jalonnés de
gîtes
d'étape et de chambres d'hôtes (chaque année, le parc national publie une
fiche réactualisée) et parfois d'auberges s'offrent aux amateurs.
- Les sentiers de grande randonnée: le
GR7 et ses variantes GR70
Chemin Stevenson, GR71 et GR72,
le GR6 et ses deux variantes, le
GR60 le sentier de la grande
draille et le GR62, et enfin les
GR43 et GR44.
- Les circuits de grande randonnée; parallèlement aux
GR, ils constituent des itinéraires autour
des principaux massifs: tour du Mont Aigoual GR66, 78 km, tour des Cévennes
GR67, 130 km, tour du Mt Lozère GR68,
110 km, tour du Causse
Méjean GR de pays, 100 km.
- Les sentiers de découverte du paysage, d'une durée de quelques heures et
accessibles pratiquement à tous, ont été créés par le parc national. Un guide
des randonnées du parc est en vente dans les centres d'information.
- Les sentiers d'interprétation de la nature, avec tables explicatives.
- Les sentiers guidés du parc national: en été, au départ des centres
d'information et sur inscription préalable, ils permettent, sous la conduite du
personnel du parc, de mieux découvrir la région.
"Le Parc National des Cévennes", Louisette Gouverne, Nathalie Locoste, Actes Sud
Edition,
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Climat. — La géographie du vaste territoire explique la diversité des climats qu'on y trouve.
Dans la vallée du Rhône, la température moyenne passe progressivement de 12°5 à Lyon à 15" à Arles.
Mais ce grand couloir est balayé par deux grands vents qui provoquent de brusques et rudes changements de température: le mistral, vent du N.-O., dont la violence croît au fur et à mesure qu'on descend la vallée; le vent du midi, moins fréquent, encore assez violent; bien que l'un soit glacial et l'autre brûlant, tous deux ont la propriété de dessécher l'atmosphère et de la rendre ainsi incroyablement transparente.
Le bassin du Puy en Velay jouit d'un climat très doux (13°5) eu égard à l'altitude de la ville du Puy en Velay (625 m.), mais, dans les montagnes du Velay comme dans celles du Gévaudan, de la Margeride et de l'Aubrac, le climat dépend surtout de l'altitude; aux environs de 1.000 m., la température moyenne tombe à 8°5 tandis que les pluies atteignent 1 m. 50 de hauteur; et il ne faut pas perdre de vue que la plupart des villages qui peuplent ces montagnes faiblement inclinées se trouvent entre 900 et 1.000 m. d'altitude. Pendant l'hiver naturellement, ces régions sont ensevelies sous la neige, une neige que les vents d'O. soumettent à des alternatives de dégel. Mais les vents du N. et de l'E. en font une véritable Sibérie. Les étés sont chauds, compte tenu de l'altitude.
Sur son versant occidental, surtout sur le plateau du Mézenc, le Vivarais offre un climat analogue; mais son versant oriental appartient au climat rhodanien et la vallée de l'Ardèche jouit déjà du climat méditerranéen.
Si le Vivarais offre à lui seul des climats si divers, le Rouergue et les causses ont un unique climat qui fait transition entre celui de l'Auvergne et celui de la Méditerranée. C'est que les vents de l'Atlantique, quoique affaiblis, y parviennent sans rencontrer d'obstacle et que celui du S.-E. apporte jusque-là les bourrasques brutales de la Méditerranée. Mais, par suite de la nature du terrain qui les absorbe, les fortes pluies (1 m. 25 sur le Larzac) laissent la surface des causses à peu près sans eau; le calcaire d'autre part s'échauffe rapidement au soleil et se refroidit assez lentement; d'où il suit que, du fait de leur altitude, les causses ont des hivers rudes mais sans neiges persistantes, et des étés brûlants. Le contraste est moins accusé sur les segalas du Rouergue.
L'Albigeois participe du climat aquitain, doux et pluvieux avec des étés accablants.
Les deux massifs du mont Lozère et de l'Aigoual sont le point de rencontre de toutes ces influences. Dominant d'environ 500 m. la région toute proche des causses, ils accrochent tous les nuages venus de l'Atlantique et reçoivent une énorme quantité de pluies en rapport avec leur altitude supérieure à 1.500 m. (1 m. 50 pour le mt Lozère, plus de 2 m. pour l'Aigoual). Mais dès qu'on descend leur versant oriental, on passe au climat méditerranéen, transition d'autant plus brusque que le dit versant est abrupt.
Le Bas-Languedoc offre le pur climat méditerranéen: hivers tièdes avec des bourrasques glacées, étés précoces et brûlants, pluies rares mais torrentielles.
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Les principales ressources du territoire vers 1950 étaient: élevage du bœuf dans les montagnes granitiques et basaltiques; élevage du mouton dans les montagnes calcaires avec transhumance en été; céréales dans la plaine du Velay et sur le plateau du Rouergue; châtaignes et marrons en Vivarais et en Rouergue; primeurs et fruits dans la vallée du Rhône; vigne en Bas-Languedoc; fromage de Roquefort.
Pour l'industrie: aciéries de Saint-Etienne et de ses satellites de la vallée du Gier; rubanerie de Saint-Etienne, Bourg-Argental, Anonnay; filatures et tissages de Mazamet, Castres et Lodève; peausserie de Millau et d'Annonay; dentelle du Puy en Velay. Enfin la soie qui, dans la dépendance de Lyon, occupe une partie de l'activité sur tout le versant oriental des Cévennes.
Mais de même que la difficulté de trouver des bergers a entraîné la diminution progressive des troupeaux de moutons, de même, la cherté de la main-d'œuvre, qui a suivi la disparition des entreprises familiales, a entraîné la diminution rapide des magnaneries. La production en usines de la soie artificielle a relevé, tout en la modifiant totalement, cette industrie naguère si vivante.
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Vocabulaire. — Un certain nombre de mots du glossaire géographique, languedociens, sont d'usage courant: truc, sommet isolé; suc, suchet ou suquet, sommet arrondi; puech, py, puy ou pi, dôme souvent volcanique; baou, baousse, petit sommet; bar, barre, sommet en barre, du celtique barr, fermeture; caylard, cheylard, de kaïr, roc abrupt; cham, sommet; claps, clapas, éboulements de rochers; peyre, pierre (la Peyro Plantado, pierre plantée, non pas en menhir sacré mais en jalonnement utile dans les « sibères » ou tourmentes de neige); serre, serreyrède, montagne en barrière dentelée, sierra; causse, plateau calcaire; can, tout petit causse en placage sur les granits; avens ou tindouls, trous et gouffres d'absorption des eaux dans les Causses; baumes et spélunques, grottes; béai, béalière, petit canal d'irrigation; lavogne, dans les Causses, citerne à ciel ouvert recueillant les eaux de pluies pour la boisson des troupeaux, fou, sorgue, source, résurgence des eaux des plateaux calcaires; ratchs, tourbillons dans les rivières; plantai, bassin calme dû à une retenue des eaux; mas, maison; casaouet, cazalet, chazelle ou tchazelle, cabane ronde en pierre sèche à toit conique; draille ou draye, chemin de transhumance, situé sur les arêtes de partage des eaux.
Parc National des Cévennes GR-Infos GR70 Chemin Stevenson L'Etoile
Gîte d'étape et de séjour |
Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, Gorges de l'Allier, Roujanel, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des petites randonnées à la journée. Idéal pour un séjour de détente.