Le Mont Lozère est situé entre Le Bleymard, Florac, le Pont de Montvert et Villefort. Vue sur les châteaux d'Aujac, Portes, Sénéchas ; à l'horizon, le Mont Ventoux. Randonnée avec le GR68 ou Tour du Mont Lozère via Villefort, Le Bleymard, Florac, le Col de la Croix de Berthel et Génolhac.
Mont Lozère, source du Tarn, de l'Altier et du Bramon

Gravissant ce Mont Lozère il y a
bien longtemps, les rares voyageurs de la Gaule changeaient d'univers. Des
piécettes, ramassées ça et là, en témoignent. Au numéraire antique marseillais,
abondant, de la plaine, succédait le petit bronze arverne, bien taillé, finement
orné de symboles mystiques, personnages gaulois échevelés, animaux emblématiques
ornés d'étranges attributs chers aux Celtes.
Les tranches de végétation du Mt Lozère étaient
réglées par les caprices d'un climat post-glaciaire, propice à une conquête
forestière des sommets. Inscrites dans le pollen des tourbières, les forêts
commencent à livrer le secret de leur histoire. Le
réchauffement gagne en
altitude, depuis dix mille ans, et la végétation pionnière des pins et des
bouleaux est lentement suivie de celle des hêtres, mêlés de rares sapins.
Au
pied du Mont Lozère prospèrent les chênes à feuilles caduques, les ormes, les
tilleuls... Le chêne vert méditerranéen n'était pas aussi proche du Mont que de
nos jours.
L'Homme défriche les Cévennes à
l'âge du Fer, un peu plus tard dans notre Mont Lozère. C'est au début de notre
ère; il égare ces petits bronzes arvernes sur lesquels les savants
reconstituent les noms ou les monogrammes de chefs comme Epaenactus...
Avec la révolution industrielle,
l'empreinte humaine s'affirme lourdement. Les mineurs développent le pin
maritime, grand producteur d'étais, jusqu'aux portes de
Génolhac.

Les forestiers reboisent les hautes terres abandonnées que ravage l'érosion. En mélange avec l'ancienne forêt, ils plantent, de bas en haut, le pin de Corse, le sapin pectine, l'épicéa et, sur le sommet, le tenace pin à crochets. Recherchez, au détour des chemins, lorsque change la futaie, la marque d'un climat ou l'acte d'une génération. Jacques Grelu, Office national des Forêts du Gard.
Au Belvédère, une table d'orientation, réalisée par Jean Pellet et l'Office de Tourisme, permet un repérage du Mont Blanc au phare de Sète. Un site exceptionnel qui offre une vue sur les châteaux d'Aujac, Portes, Sénéchas; à l'horizon, le Mont Ventoux.
Du virage, un vieux chemin muletier conduit, à
travers les "rancarèdes" (chaos granitiques) au Mas des Bouzèdes. Ce refuge des
Rebelles cévenols, d'une beauté sauvage, accueillera des
Assemblées au Désert de plus de mille personnes au temps des
Camisards
(mémoires du pasteur Corteiz) et le Maquis au temps des Longues Nuits. Des
Bouzèdes, on peut rejoindre le Mas de la Barque (1h30 de marche) ou Gourdouze,
le "village des Goths" situé sur l'autre versant. Entre les Bouzèdes et le
plateau émergent de magnifiques chaos granitiques.
Comme les garçons du Pays perdu, ils quittent leur
montagne dès qu'ils se sentent assez de force pour travailler pour les autres...
J.P. Chabrol, "Les Rebelles".
Du pré de la Dame, un poste à sangliers, le regard plonge sur le plateau de la Garde Guérin, verrou sur le GR700 Voie Régordane de Nîmes à Gergovie, sur le lac de Villefort, les monts du Tanargue et le Serre de Bari au-dessus de Malons et Ponteils, dernier refuge des conspirateurs du comte de Sailhans en 1792, au temps de la Contre-Révolution... Sur le plateau, couvert de myrtilles et de framboisiers, les sources de l'Homol, l'antique forêt communale de hêtres de Concoules, "les Fau"; le Bois de la Fau des Armes, repaire de Jean Nicolas dit Jouany, le tuilier des Plos, qui apparaît parfois au rêveur solitaire, monté sur le cheval blanc et drapé de la cape rouge de Monsieur de Montlibert, le commandant de la garnison de Génolhac, trucidé un jour de février 1703...
Montclar "Le Castelas", le Monségur cévenol, nommé
dès le XIIe par les rédacteurs du "Charroi de Nîmes" dans la geste de
Guillaume
d'Orange, est un maillon d'une chaîne périphérique de sites plus ou moins
perchés cernant à demi, par le sud, le Mont Lozère et qui ont noms: Montmirat,
Monjoy, Montselgues, Montfort... Se distinguent les ruines, un fossé taillé
dans la montagne, les restes des domaines d'un Bernard de Montclar ruiné sur ordre du sénéchal de Beaucaire pour un "mauvais
choix" dans la Croisade des Albigeois. Au-dessous le Mas de Prat Boulet.
De Montclar un chemin muletier, familier à Jouany,
le chef Camisard, conduit au col de Montclar. Du col, on peut redescendre sur
Nojaret par un chemin caladé, ou suivre la ligne de crête de la Coste pour
rejoindre le col de la Rise, en découvrant un tumulus non encore fouillé.
Parc National des Cévennes GR-Infos GR70 Chemin Stevenson L'Etoile
Gîte d'étape et de séjour |
Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile Chambres et tables d'hôtes se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, Gorges de l'Allier, Roujanel, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des petites randonnées à la journée. Idéal pour un séjour de détente.